JNPCA 2026 : Mamadou Berté met en avant le soutien massif aux transformateurs et vise 46 % de transformation en 2027

tof anacarde
54 / 100 Score SEO

La capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, a vibré le samedi 7 février 2026 au rythme de la cérémonie de clôture des Journées Nationales de Promotion de l’Anacarde (JNPCA). À cette occasion, le Directeur général du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité, Mamadou Berté, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a exposé la stratégie ivoirienne d’industrialisation de la filière cajou et les performances enregistrées.

Face aux journalistes et aux acteurs de la filière, le DG a affirmé que la Côte d’Ivoire est, à l’échelle mondiale, le pays qui soutient le plus fortement ses transformateurs d’amandes de cajou à travers un mécanisme de subventions annuelles.

Selon ses explications, les transformateurs nationaux bénéficient d’une subvention de 300 FCFA par kilogramme, tandis que les entreprises étrangères implantées dans le pays reçoivent 150 FCFA par kilogramme. Une politique différenciée qui vise, selon lui, à encourager l’investissement local, renforcer le tissu industriel ivoirien et accélérer la création de valeur ajoutée sur le territoire national.

Mamadou Berté a également révélé que le taux de transformation locale de l’anacarde atteint actuellement environ 43 %, un niveau inédit pour le pays, avec une projection à 46 % à l’horizon 2027.

Pour le Directeur général, ces résultats traduisent l’efficacité des réformes engagées et la pertinence de la vision portée par le Conseil : faire de la transformation locale le levier principal d’enrichissement des producteurs et de modernisation des zones de production.

« Notre vision est claire : valoriser pleinement le potentiel des trois filières coton, anacarde et karité afin de rendre les producteurs ivoiriens prospères », a-t-il souligné.

Au-delà des chiffres, cette conférence de presse a permis de mettre en lumière la trajectoire d’une filière qui ne se limite plus à l’exportation de matières premières, mais s’inscrit désormais dans une logique d’industrialisation irréversible, soutenue par des incitations financières fortes et une volonté politique affirmée.

À Yamoussoukro, le message du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité est apparu sans équivoque : la Côte d’Ivoire entend consolider son leadership mondial non seulement en volume de production de noix brutes, mais surtout en capacité de transformation locale, gage d’emplois, de revenus et de développement durable pour les producteurs.

Aimé Kouassi