Amélioration de l’environnement des affaires : le CEPICI a mobilisé environ 813 milliards de FCFA d’investissements privés agréés en 2025   

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La directrice générale a, d’emblée tenu à rappeler la solidité des fondamentaux macroéconomiques du pays en ces termes : « La Côte d’Ivoire dispose de fondamentaux solides. Depuis 2012, nous enregistrons une croissance moyenne supérieure à 6 %, avec des pics proches de 8 %. Les projections pour la période 2025-2030 se situent entre 6 % et 7 % », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi que cette stabilité constitue un élément majeur d’attractivité pour les investisseurs.

Par ailleurs, elle a relevé un cap symbolique franchi en 2025. « Notre PIB nominal dépasse désormais les 100 milliards de dollars », a-t-elle indiqué, mettant en avant la montée en puissance de l’économie ivoirienne.

Dans ce contexte favorable, le CEPICI a mobilisé, au titre de l’exercice 2025, 813 milliards de FCFA d’investissements privés. Mieux encore, « sur la période 2021-2025, nous avons mobilisé plus de 4 242 milliards de FCFA, soit 66 % de l’objectif fixé à 6 400 milliards de FCFA », a annoncé Solange Amichia.

Certes, ce résultat demeure en deçà des ambitions initiales ; toutefois, il a été qualifié d’honorable » par la directrice générale. D’autant plus que cette mobilisation s’inscrit dans un contexte international marqué par des tensions économiques, ce qui renforce la portée des performances réalisées.

En outre, la performance de 2025 repose sur des secteurs structurants. « L’un des moteurs majeurs reste l’industrie, notamment la transformation de l’anacarde et du cacao », a expliqué la directrice générale. De ce fait, le taux de transformation de l’anacarde, inférieur à 10 % en 2016, avoisine aujourd’hui 39 à 40 %. « C’est la preuve que nous avançons vers davantage de valeur ajoutée locale », a-t-elle soutenu.

Dans cette même dynamique, les hydrocarbures occupent une place stratégique dans cette dynamique. « Avec le champ Baleine et les nouvelles découvertes, la Côte d’Ivoire renforce sa position énergétique », a-t-elle affirmé.

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Parallèlement, le secteur minier connaît une expansion soutenue. « Nous ambitionnons de dépasser les 100 tonnes d’or produites à l’horizon 2030 », a-t-elle indiqué, évoquant ainsi la volonté de positionner le pays parmi les producteurs majeurs du continent.

En revanche, l’année 2025 marque un tournant notable pour le secteur agricole. « Nous avons enregistré une croissance exceptionnelle des projets dans l’agriculture, avec une hausse de plus de 900 % par rapport à l’année précédente », a révélé Solange Amichia. Treize nouvelles entreprises ont ainsi été agréées dans les secteurs agricole et pastoral.

En effet, cette dynamique s’explique par les actions de promotion engagées en 2024. « Nous avons fortement encouragé les grandes exploitations agricoles et les activités pastorales. 2025 a été l’année de concrétisation de ces efforts », a-t-elle souligné. Toutefois, la directrice générale a noté un léger recul des grands projets industriels comparativement à 2024. « L’année dernière, nous avions enregistré des investissements industriels de très grande envergure. En 2025, ils ont été moins nombreux, mais nous avons accueilli davantage de petites et moyennes entreprises dans la transformation locale », a-t-elle expliqué.

Pour elle, cette évolution demeure positive : « Cela montre l’élargissement de notre base industrielle et le développement progressif d’un tissu productif plus diversifié ».

Malgré ces performances encourageantes, certaines contraintes subsistent, notamment en matière de foncier industriel, d’énergie et de procédures administratives. Dès lors, « nous devons continuer à améliorer l’environnement des affaires, sécuriser le foncier industriel et fluidifier le parcours de l’investisseur », a insisté la directrice générale.

Dans cette perspective, et à l’approche du nouveau cycle de planification, le CEPICI prépare une évolution stratégique de son cadre d’intervention. « Nous travaillons à une révision du Code des investissements pour l’aligner sur les priorités industrielles nationales », a annoncé Solange Amichia.

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Par conséquent, plusieurs axes prioritaires ont été identifiés : la digitalisation complète des procédures, la mise en place d’un guichet virtuel des investissements, la constitution d’une banque de projets structurés, ainsi que le développement de l’agro-industrie et des énergies renouvelables. « Notre objectif est clair : passer d’une logique d’attractivité quantitative à une stratégie d’industrialisation ciblée et durable », a-t-elle conclu.

Il faut souligner qu’au-delà des chiffres, le message porté par la direction du CEPICI est celui d’une transformation progressive et structurée de l’environnement des affaires ivoirien, avec une ambition affirmée : faire de l’investissement privé un moteur central de la montée en gamme industrielle du pays.

Julien Koffi