SIA 2026 à Paris : Bruno Koné  met le  cap sur des partenariats stratégiques pour accélérer la transformation agricole

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À l’ouverture du salon, le ministre ivoirien de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a clairement affiché l’objectif de la délégation : aller au-delà de la vitrine pour bâtir des alliances concrètes. « L’idée est de montrer à la face du monde ce que la Côte d’Ivoire sait faire de mieux, mais aussi de nouer des partenariats, d’échanger des expériences et d’améliorer la productivité de notre agriculture », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, l’enjeu est double : consolider la position de leader mondial du pays dans des filières comme le cacao et l’anacarde, tout en accélérant la modernisation des productions vivrières, notamment le riz, afin de progresser vers l’autosuffisance alimentaire.

Une coopération franco-ivoirienne d’égal à égal

La dimension partenariale de cette participation a été fortement soulignée par Éléonore Caroit, ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères. Elle a salué un partenariat « fort, durable et d’égal à égal » entre la Côte d’Ivoire et la France. Les deux pays partagent des priorités communes : développement d’une agriculture durable, protection de l’environnement, préservation de la biodiversité et renforcement de la souveraineté alimentaire. La France accompagne déjà la Côte d’Ivoire à travers des investissements structurants, notamment via l’Agence française de développement et des initiatives européennes comme Global Gateway. Pour Paris, il s’agit de poursuivre et d’intensifier cet appui, en misant sur la transformation locale des filières et la création de valeur ajoutée.

Attirer les investisseurs et moderniser les filières

Au-delà du partenariat institutionnel, la délégation ivoirienne ambitionne de séduire les investisseurs internationaux. Le SIA 2026 constitue une plateforme idéale pour présenter les opportunités dans la transformation agro-industrielle, la mécanisation, l’irrigation, la recherche agronomique et les technologies agricoles. Pour Bruno Nabagné Koné, l’agriculture ivoirienne doit demeurer un moteur de croissance et un facteur de stabilité sociale. Cela passe par : l’amélioration de la productivité ; le développement d’infrastructures adaptées ; la transformation locale accrue des matières premières et un meilleur accès aux marchés internationaux.

La Journée ivoirienne, prévue le 26 février 2026 autour du thème « Créativité et innovations continues au service d’une agriculture ivoirienne résiliente », s’inscrit dans cette dynamique de coopération renforcée et de mise en réseau des acteurs publics et privés.

À travers sa participation au SIA 2026, la Côte d’Ivoire ne se contente pas d’exposer ses produits ; elle affirme une vision : celle d’une agriculture compétitive, durable et intégrée aux chaînes de valeur mondiales. La coopération franco-ivoirienne apparaît ainsi comme un catalyseur stratégique pour accélérer la transformation du secteur agricole, améliorer les revenus des producteurs et garantir la sécurité alimentaire.

Rappelons que de Paris, le message du ministre est clair. Le partenariat n’est plus seulement historique, il est résolument tourné vers l’innovation, l’investissement et la co-construction d’un modèle agricole durable.

Aimé Kouassi

Envoyé spécial à Paris