À l’occasion du mois de carême et de jeûne, période de forte activité commerciale, Yeo Allassane, président central des marchés de la commune de Korhogo, a animé un point de presse, ce lundi 23 février 2026, au sein du marché principal « Tchedal ». Entouré de son bureau, il a lancé un appel pressant aux commerçants et aux autorités locales pour mettre fin au désordre qui menace la sécurité des usagers.

Un poumon économique vital Le marché « Tchedal » et les douze marchés secondaires de la commune constituent le cœur battant de l’économie locale. Selon Yeo Allassane, ce pôle économique attire chaque jour des milliers de commerçants, formels et informels, venus chercher leur subsistance. Les crises dans les pays voisins ont accentué la pression démographique, doublant voire triplant la population commerçante.
Le président des marchés a dénoncé l’occupation anarchique des trottoirs et chaussées par les vendeurs. Ces espaces sont quotidiennement traversés par des camions, cars et véhicules de transport reliant Abidjan au nord du pays et aux frontières voisines. « Certes chacun se bat pour sa pitance, mais il faut aussi rentrer chez soi en bonne santé », a-t-il averti, soulignant les risques d’accidents graves.
Yeo Allassane a insisté sur ses limites : « Moi, en tant que président central des marchés, je n’ai pas d’autorité de répression. Seulement des mots de sensibilisation. » Il a donc sollicité l’appui des autorités administratives et communales pour des mesures concrètes, allant jusqu’à la répression, afin de rétablir l’ordre autour du marché.

Une responsabilité partagée
Pour lui, l’incivisme ambiant est le fruit d’un laisser-aller ancien. « Chacun pense que tout est permis sans être inquiété », a-t-il regretté. Il appelle à une présence accrue des autorités pour renforcer les actions de sensibilisation et éviter que les mauvaises habitudes ne reprennent aussitôt le dos tourné.

Rappelons que le marché « Tchedal » reste la grande machine qui fait vivre Korhogo. Mais sans une organisation rigoureuse et une implication forte des décideurs, ce moteur économique pourrait se transformer en zone de danger permanent.
Aly OUATTARA , correspondant District des montagnes
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