Filière anacarde : La Côte d’Ivoire renforce sa visibilité internationale à Paris

TOF BEH SORO
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En marge de la 62ᵉ édition du Salon international de l’Agriculture, qui se tient au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la Filière Anacarde (OIA-Anacarde) met en avant les performances et les ambitions de la Côte d’Ivoire dans le secteur de la noix de cajou.

Président de l’organisation, Soro Beh a salué la mobilisation des acteurs ivoiriens venus promouvoir les produits agricoles nationaux sur la scène internationale.

Un leadership mondial affirmé

La Côte d’Ivoire occupe aujourd’hui une place de premier plan dans la filière anacarde. « Nous sommes le premier producteur mondial et le deuxième exportateur d’amandes de cajou », a rappelé Soro Beh, évoquant des performances remarquables enregistrées ces dernières années.

Présente pour la cinquième fois au Salon international de l’Agriculture, l’OIA-Anacarde considère cette participation comme une vitrine stratégique pour accroître la visibilité de la filière à l’échelle mondiale et consolider son positionnement sur les marchés internationaux.

Un carrefour de partenaires et d’investisseurs

Au-delà de l’exposition des produits, le salon constitue un véritable lieu de rencontres d’affaires. « C’est un lieu de rendez-vous important où nous recevons de nombreux partenaires », a souligné le président de l’OIA-Anacarde.

La transformation locale demeure au cœur des priorités. Si une grande partie des investisseurs intéressés proviennent de pays asiatiques, ces rencontres internationales permettent de nouer des contacts, d’attirer des capitaux et de renforcer les capacités industrielles du pays.

Objectif : un million de tonnes transformées d’ici 2030

La Côte d’Ivoire affiche une ambition claire : transformer localement au moins un million de tonnes de noix de cajou à l’horizon 2030. À ce jour, plus de 650 000 tonnes sont déjà transformées sur le territoire national, traduisant des avancées significatives dans la montée en puissance de l’industrie locale.

Pour l’OIA-Anacarde, la participation à ce rendez-vous parisien s’inscrit dans une dynamique de consolidation des acquis et d’accélération de la transformation, avec un objectif central : améliorer durablement les revenus et les conditions de vie des producteurs.

À travers cette présence remarquée à Paris, la filière anacarde ivoirienne confirme son ambition de passer d’un leadership basé sur la production brute à une puissance agro-industrielle intégrée, créatrice de valeur ajoutée et d’emplois.

Aimé Kouassi