En marge du Salon international de l’Agriculture à Paris, le Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPC) a organisé, ce mardi 24 février 2026, un forum d’échanges B2G/B2B réunissant acteurs de la filière, acheteurs internationaux, investisseurs et partenaires techniques. La rencontre s’est tenue dans un hôtel parisien, en présence de nombreux opérateurs économiques.
Présidant les travaux, le PCA du CHPC, Félix Anoblé, a présenté la nouvelle vision des autorités ivoiriennes pour relancer la filière coco. Il a rappelé que l’État a décidé, depuis un an, de reprendre en main le développement du secteur, désormais intégré au Conseil, aux côtés de l’hévéa et du palmier à huile.

Une filière stratégique à fort potentiel
En 2024, la Côte d’Ivoire a produit 125 565 tonnes de noix de coco, se positionnant comme premier exportateur africain de produits dérivés du coco. L’objectif affiché est d’accroître la production et de mieux structurer la commercialisation.
Le directeur général du CHPC, Edmond Coulibaly, a souligné qu’aucune caution n’est exigée pour l’exportation, afin de faciliter les échanges. Il a également annoncé l’identification des acheteurs et des producteurs, ainsi que la mise en place d’une certification bio pour valoriser l’ensemble de la filière.

Étendre la culture au-delà du littoral
Contrairement aux idées reçues, le coco ne pousse pas uniquement en bordure de mer. Félix Anoblé a insisté sur la possibilité de développer cette culture dans d’autres zones du pays, notamment au-delà du huitième parallèle. Une plantation expérimentale sera d’ailleurs lancée à Touba pour démontrer l’adaptabilité et la qualité de la production.
Le CHPC entend également promouvoir l’agroforesterie en associant le cocotier aux plantations de cacao, offrant ainsi aux producteurs une source de revenus complémentaires et réguliers. Après quatre ans, le cocotier permet une production mensuelle, avec des débouchés variés : noix, fleurs pour le sucre de coco, ou autres produits dérivés.

Investissements et certification bio
Pour soutenir cette relance, le Conseil prévoit d’investir un milliard de francs CFA dans la mise en place de pépinières destinées aux planteurs existants et nouveaux. L’enjeu majeur reste la certification biologique. Bien que la production ivoirienne soit majoritairement naturelle, l’absence de certification limite sa valorisation sur les marchés internationaux.
À travers cette initiative à Paris, la Côte d’Ivoire réaffirme son ambition de faire de la filière coco une chaîne de valeur plus compétitive, durable et rentable, au bénéfice des producteurs et de l’économie nationale.
Aimé Kouassi
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