Le Directeur général de la sécurité alimentaire rassure : « Nous n’avons pas à avoir peur »
Depuis quelques jours, l’Ouest de la Côte d’Ivoire est confronté à la propagation du virus de la mosaïque du manioc, suscitant des inquiétudes au regard du rôle crucial de cette culture dans la sécurité alimentaire nationale.
Face à cette situation préoccupante, le ministre délégué en charge des Productions vivrières, Comoé Bernard, a convoqué ce mercredi 15 avril, l’ensemble des acteurs de la filière manioc afin d’identifier des solutions pour contenir la maladie. À l’issue de cette réunion de plusieurs heures, le Directeur général de la sécurité alimentaire, Pascal Angui, qui en assurait la présidence, a tenu à rassurer l’opinion publique.
« Nous sommes réunis avec tous les acteurs et spécialistes de la filière manioc pour analyser la situation. Un consultant nous a présenté le virus ainsi qu’un plan de riposte déjà existant. Nous allons l’améliorer afin de mieux faire face à cette menace », a-t-il déclaré. Le responsable a insisté sur un point essentiel : il n’y a pas lieu de céder à la panique. « Ce virus est dangereux pour les cultures, mais il ne présente aucun danger pour l’homme. Il n’y a donc aucun risque à consommer des produits dérivés du manioc, comme l’attiéké », a-t-il précisé.
Selon lui, l’objectif des autorités est avant tout préventif. La maladie étant déjà présente dans certains pays voisins, il s’agit d’éviter sa propagation sur l’ensemble du territoire national. Dans cette optique, plusieurs mesures ont été annoncées. Une task force a notamment été mise en place pour approfondir l’analyse de la situation et renforcer les stratégies de lutte. « Chaque acteur de la filière devra jouer sa partition. Nous allons également intensifier la communication auprès des autorités et du gouvernement afin de coordonner efficacement la riposte », a ajouté le Pr Angui.
Concernant les zones affectées, les premières analyses révèlent que plusieurs localités de l’Ouest du pays sont touchées. « Des échantillons prélevés dans cette zone ont confirmé la présence du virus. Nous allons élargir les prélèvements afin d’évaluer précisément l’ampleur de la contamination », a-t-il conclu. Malgré cette alerte phytosanitaire, les autorités se veulent rassurantes et déterminées à contenir rapidement la maladie afin de préserver la filière manioc, essentielle à l’alimentation et à l’économie nationale.
Francis Héhui
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