A Ganaoni, Bruno Nabagné Koné , président du Conseil régional de la Bagoué appelle à l’unité et à des résultats concrets pour accélérer le développement de la région.
Le Conseil régional de la Bagoué a adopté, à l’unanimité, son budget primitif pour l’exercice 2027, arrêté à 10,87 milliards de FCFA. Cette décision est intervenue à l’occasion de la troisième session ordinaire de l’année, tenue le vendredi 30 octobre 2026 , à Ganaoni, sous la présidence du ministre Bruno Nabagné Koné, président de l’institution. Délocalisée à Ganaoni dans le cadre du principe de rotation des sessions, cette rencontre a mobilisé les conseillers régionaux, les autorités administratives, coutumières et religieuses, ainsi que plusieurs cadres et populations de la localité.

A l’ouverture des travaux, Bruno Nabagné Koné , a salué les avancées enregistrées dans la région, tout en reconnaissant que les réalisations accomplies suscitent de nouvelles attentes auprès des populations. Pour lui, le développement est une dynamique permanente qui exige de poursuivre les efforts et de renforcer l’action publique. « Le développement, c’est un processus qui ne s’arrête jamais », a-t-il rappelé. Dans le canton, plusieurs infrastructures ont déjà été réalisées grâce aux investissements du Conseil régional. Il s’agit notamment de logements, de centres de santé, d’un marché, de salles de classe réhabilitées, d’un foyer de jeunes, de voies d’accès et d’un pont. D’autres projets sont également prévus, notamment la construction de nouvelles salles de classe et de maternités, ainsi que des logements pour les infirmiers et les sages-femmes et l’équipement des centres de santé.
Insistant sur l’importance de cette session dans la programmation des actions de développement, le président du Conseil régional a appelé les conseillers et les services techniques à assurer un suivi rigoureux des projets jusqu’à leur livraison. Il a notamment mis en garde contre les retards d’exécution, susceptibles de prolonger les attentes des populations et d’entraîner des coûts supplémentaires. « Nos populations attendent de nous des résultats concrets », a-t-il souligné, invitant également à veiller à l’entretien des infrastructures déjà réalisées. Sur le plan budgétaire, les travaux ont permis aux conseillers d’examiner et d’adopter l’état d’exécution du budget ainsi que le niveau d’avancement des chantiers au troisième trimestre 2026. Les textes réglementaires et le cadre organique des emplois pour l’année 2027 ont également reçu leur approbation. Le budget primitif 2027, qui s’équilibre à plus de 10,87 milliards de FCFA, consacre 8,89 milliards de FCFA aux investissements, soit 81,75 % des ressources, contre 1,98 milliard de FCFA pour le fonctionnement, représentant 18,25 %. Il intègre par ailleurs un report de crédits de 5,89 milliards de FCFA. Cette répartition traduit la volonté de privilégier les investissements au profit des populations.
Abordant les préoccupations liées à la préservation des ressources naturelles, Bruno Nabagné Koné a également dénoncé les conséquences de l’orpaillage clandestin sur les terres agricoles, les ressources en eau et la stabilité des familles. Dans la continuité de l’intervention du préfet, il a invité les autorités coutumières et religieuses à prendre une part active à la sensibilisation des jeunes contre cette activité. « Il n’y a pas de raccourci pour gagner beaucoup d’argent », a-t-il averti. Enfin, le président du Conseil régional a placé la cohésion sociale au cœur de son adresse aux populations. Répondant à une interpellation d’un député, il a rappelé que le développement ne saurait se réduire à la construction d’infrastructures, mais repose également sur l’entente et la solidarité entre les filles et fils de la région. Il a ainsi exhorté les cadres et les jeunes à dépasser leurs divergences afin de créer un environnement favorable à l’attraction des investissements.

Interrogé sur la proposition de changement de dénomination de la région, Bruno Nabagné Koné a indiqué qu’il soumettrait la question au bureau du Conseil régional, tout en exprimant sa préférence pour le maintien du nom actuel, inspiré du fleuve Bagoué qui traverse notamment les localités de Boundiali, Kouto et Tengréla. Son message aux populations s’est finalement résumé à un appel au rassemblement autour d’une identité commune et d’une ambition collective : « Unissons-nous autour de notre fleuve Bagoué et unissons-nous dans notre région de la Bagoué », a-t-il conclu.
Rodrigue Cofye
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de abidjaneconomie.net même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.



