Préserver les intérêts des producteurs de noix de cajou dans un contexte macroéconomique mondial contraignant
Face aux acteurs de la filière, le ministre a expliqué que ce prix de la noix de cajou brute pour la campagne 2026 a été arrêté dans un contexte international particulièrement contraint, marqué par des tensions sur les marchés, une volatilité des cours et une pression accrue sur les coûts d’exportation. Il a qualifié ce tarif de « prix prudent et protecteur des intérêts des producteurs », soulignant la volonté du Gouvernement de préserver le revenu des paysans tout en tenant compte des réalités économiques mondiales.
Un facteur déterminant dans la fixation de ce prix de la noix de cajou brute demeure l’évolution du taux de change du dollar américain, monnaie de référence dans les transactions internationales de l’anacarde. « Le dollar est passé à 565 FCFA, ce qui impacte directement la compétitivité de nos exportations et la structuration des prix à l’achat », a précisé Bruno Koné.
Un équilibre délicat entre protection des producteurs et contraintes du marché
La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou brute, dépend fortement des marchés asiatiques pour la transformation. Dans ce contexte, le Gouvernement a dû arbitrer entre la nécessité de garantir un revenu décent aux producteurs et celle de maintenir l’attractivité de la filière pour les acheteurs et transformateurs.
Le ministre a insisté sur la nécessité pour les acteurs de la chaîne de valeur de faire preuve de discipline commerciale et de solidarité, afin d’éviter les pratiques spéculatives et les achats en deçà du prix fixé. Il a également rappelé que le respect du prix bord champ constitue une obligation réglementaire.
Cap sur la transformation locale
Au-delà du prix, Bruno Nabagné Koné a réaffirmé l’engagement de l’État à accélérer la transformation locale de l’anacarde, levier stratégique pour créer plus de valeur ajoutée, des emplois et une meilleure résilience de la filière face aux fluctuations des marchés internationaux.

La fixation du prix à 400 FCFA intervient ainsi comme un signal d’équilibre : Préserver les producteurs tout en tenant compte des réalités macroéconomiques mondiales. Pour les paysans, cette annonce marque le coup d’envoi officiel d’une campagne qui s’annonce déterminante dans un environnement économique exigeant.
Aimé Kouassi
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