Le Trésor Public ivoirien a bouclé l’exercice 2025 sur des indicateurs jugés globalement satisfaisants. À l’occasion du séminaire-bilan 2025 et perspectives 2026 de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, tenu ce jeudi 5 février 2026 , à l’Hôtel de Ville de Bouaké, le Directeur général, Ahoussi Arthur Augustin Pascal, a présenté un bilan chiffré révélateur de la solidité de la gestion financière de l’État.
Au cœur de cette communication, le premier responsable du Trésor Public a annoncé que 6 721 fournisseurs et prestataires de l’État et de ses démembrements ont été réglés à hauteur de 1 556,9 milliards de FCFA en 2025, et ce dans le délai réglementaire de 90 jours. Une performance qui, selon lui, « traduit le respect scrupuleux par l’État de Côte d’Ivoire de ses engagements vis-à-vis de ses partenaires économiques ».
Revenant sur le contexte général, Ahoussi Arthur Augustin Pascal a reconnu que l’année 2025 a été particulièrement exigeante, marquée par un environnement économique et financier en constante mutation, ainsi que par des attentes accrues du Gouvernement, des partenaires institutionnels et des citoyens. Toutefois, malgré ces contraintes, le Trésor Public, a-t-il souligné, « a su tirer son épingle du jeu, en faisant preuve de résilience, de professionnalisme et d’innovation ».
Au-delà du règlement de la dette fournisseur, le Directeur général s’est félicité des avancées notables enregistrées dans le suivi qualitatif et efficace de la mise en œuvre du Programme Économique et Financier (PEF) 2023-2026, soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC), le Mécanisme Élargi de Crédit (MEDC) et la Facilité pour la Résilience et la Durabilité.
Ces efforts ont permis à l’État ivoirien de mobiliser environ 899,7 milliards de FCFA d’appuis budgétaires du Fonds Monétaire International (FMI) au titre de l’année 2025, renforçant ainsi la crédibilité financière du pays sur la scène internationale.
Sur le plan des recettes, le Trésor Public a également affiché des performances au-dessus des prévisions. En effet, 255,2 milliards de FCFA de recettes fiscales et non fiscales ont été recouvrés, pour un objectif initial de 242,4 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 105,4 %.
Dans le même élan, la mobilisation des produits d’épargne du Trésor Public s’est nettement améliorée, passant de 20,3 milliards de FCFA à fin 2024 à 26,4 milliards de FCFA à fin novembre 2025, soit une progression d’environ 30 %.
M. Ahoussi Arthur n’a pas manqué d’adresser ses remerciements et félicitations à l’ensemble de ses collaborateurs, au regard des objectifs spécifiques atteints en interne. Parmi les avancées majeures figurent l’opérationnalisation réussie de la plateforme électronique TrésorPay–TrésorMoney, le déploiement du référentiel de qualité comptable dans les circonscriptions financières et postes comptables généraux, ainsi que la mise en place d’un cadre collaboratif avec la Direction Générale du Budget et des Finances pour une meilleure régulation des opérations de fin de gestion.
À cela s’ajoutent la concertation renforcée avec les acteurs du secteur financier et la réalisation de contrôles sur pièces et sur place, fondés sur le risque de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de prolifération des armes de destruction massive, notamment chez les agréés de change manuel.
Se projetant vers l’avenir, le Directeur général du Trésor Public a annoncé que l’année 2026 sera placée sous le thème : « La mobilisation optimale des ressources intérieures, un enjeu de performance des services du Trésor Public ».
Une orientation stratégique qui s’inscrit dans le cadre de l’accord conclu avec le FMI et vise à consolider la soutenabilité budgétaire tout en accélérant le développement économique, conformément aux objectifs du Plan National de Développement (PND) 2026-2030.
À noter que, contrairement aux éditions précédentes, le séminaire-bilan 2025 s’est articulé autour de trois communications majeures portant notamment sur le Système de Management Intégré (SMI), le fonctionnement des services du Trésor Public, l’observance des règles éthiques et déontologiques, ainsi que la restitution des travaux des pools de réflexion sur des thématiques engageant le présent et l’avenir de l’institution.
Rodrigue Cofye
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