La capitale économique ivoirienne s’est une fois de plus imposée comme le cœur battant de la créativité africaine ce jeudi 12 février 2026, avec le lancement officiel de la 14ᵉ édition du Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA). Placée sous le thème : « Arts du spectacle en Afrique : outil d’intégration économique et sociale », cette édition illustre la puissance de la culture comme moteur de développement et de cohésion.

Dans son allocution, Abou Kamagaté, Directeur général du MASA, a rappelé que l’événement est bien plus qu’un festival : « Un événement culturel est une vitrine de l’excellence artistique africaine, un carrefour de rencontres, d’idées et de créativité. Depuis toutes ces années, le MASA construit des passerelles entre les peuples et fait rayonner l’Afrique créative sur la scène mondiale ».
Du 11 au 18 avril 2026, Abidjan vibrera au rythme de 99 spectacles, réunissant 60 groupes issus de 28 pays dans le cadre du Marché, et 39 groupes venus de 23 pays pour le Festival. La diversité des disciplines – danse, théâtre, musique, slam, conte, humour, arts de rue et marionnettes – promet une célébration magistrale de l’Afrique créative.

Une édition marquée par la présence féminine
Cette année, 70 groupes dirigés par des femmes seront à l’affiche, confirmant la montée en puissance des créatrices africaines. Le Prix d’excellence Henriette Dagri Diabaté, remis pour la deuxième fois, viendra consacrer le meilleur groupe féminin, symbole d’une reconnaissance accrue du rôle des femmes dans les arts du spectacle.
Le MASA 2026 accueillera le Royaume du Maroc comme pays invité d’honneur et le Brésil comme invité spécial, renforçant les échanges culturels entrel’Afrique et le reste du monde. Déjà, 150 programmateurs internationaux issus de 50 pays ont confirmé leur présence, contre 115 en 2024, preuve de l’attractivité croissante de l’événement.
Au-delà des grandes salles, quatre scènes seront installées dans les quartiers populaires d’Abobo, Yopougon, Koumassi et Port-Bouët. Cette initiative traduit la volonté du MASA d’être un événement citoyen, accessible à tous, et de rapprocher la culture des populations.

Pour Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie, le MASA incarne une vision nouvelle : « La culture est devenue un véritable moteur de croissance, de cohésion sociale et de rayonnement. » Elle a salué l’engagement du gouvernement dans la reconnaissance du statut de l’artiste, l’amélioration des conditions de vie des créateurs et le soutien à l’entrepreneuriat culturel.

En somme, le MASA 2026 s’annonce comme une édition historique, où Abidjan confirme son statut de capitale africaine des arts vivants. Plus qu’un festival, il est un incubateur de talents, un pont entre les cultures et une réponse aux défis économiques et sociaux du continent.
Aicha Mambassou Koné
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