À l’occasion de la grande rencontre annuelle du cabinet, élargie aux directeurs régionaux et départementaux, tenue les 12 et 13 février 2026 et couplée à la cérémonie traditionnelle de présentation des vœux, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a officiellement placé l’année 2026 , sous le sceau de l’appropriation totale de la Politique intégrée des ressources minérales et de l’énergie (PIRME).
Une politique de référence pour structurer le secteur adopté en décembre 2025 par le gouvernement, la PIRME constitue désormais l’unique cadre stratégique régissant les interventions dans les domaines des Mines, du Pétrole et de l’Énergie en Côte d’Ivoire.

Cette politique vise à harmoniser l’action publique et privée dans des secteurs interdépendants, afin d’en optimiser les synergies et l’impact sur l’économie nationale. Pour le ministre, il s’agit d’une avancée historique : jamais auparavant le pays ne s’était doté d’un document englobant l’ensemble du secteur extractif et énergétique. Alignée sur la vision présidentielle de faire de la Côte d’Ivoire un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030, la PIRME s’impose comme la matrice de toutes les initiatives à venir. Partenaires techniques et financiers, opérateurs privés et structures publiques devront impérativement s’y conformer.
Selon lui, l’objectif ambitieux est de doubler, d’ici 2040, la contribution du secteur à la richesse nationale et en faire le deuxième pilier de l’économie ivoirienne après l’agriculture.
Sept priorités pour un leadership africain
La PIRME s’articule autour de sept axes majeurs . Il s’agit de positionner la Côte d’Ivoire parmi les cinq premiers producteurs de pétrole du continent d’ici dix ans ; accéder au rang de premier producteur africain d’or dans les cinq prochaines années ; garantir l’accès universel à l’électricité et à la cuisson propre d’ici 2030 ; sécuriser l’approvisionnement énergétique national et sous-régional ; renforcer l’attractivité du pays ; promouvoir une exploitation responsable et durable ; et favoriser le transfert de compétences vers les entreprises nationales. Prévue sur quinze ans, cette transformation structurelle repose sur un investissement global estimé à 38 000 milliards de FCFA, dont 12 % seront mobilisés par l’État, le reste provenant du secteur privé.
Pour le ministre, cette dynamique fera de la Côte d’Ivoire une référence continentale en matière de gouvernance des ressources extractives.
Des performances qui confortent l’ambition
Ces perspectives s’appuient sur des résultats déjà significatifs. La Côte d’Ivoire figure désormais parmi les dix destinations minières les plus attractives d’Afrique et se distingue comme l’une des principales places mondiales pour l’investissement dans l’or. Elle compte également parmi les huit pays africains appelés à jouer un rôle clé dans l’avenir énergétique du continent. Avec un taux de couverture électrique de 98 %, le pays se classe parmi les plus avancés en matière d’électrification en Afrique.
Une administration mobilisée et performante
En amont de la cérémonie des vœux, le ministre a présidé la réunion de cabinet élargie aux responsables déconcentrés du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, qu’il considère comme les relais stratégiques de l’action gouvernementale sur le terrain. Cette rencontre a permis d’évaluer de manière approfondie les performances enregistrées en 2025 dans les trois secteurs clés.
En retour, les participants ont salué un leadership jugé structurant et dynamique, tandis que le ministre a exprimé sa satisfaction face aux résultats obtenus. Cette cohésion entre l’administration centrale et les services régionaux traduit la volonté des autorités de faire du secteur extractif et énergétique un levier majeur de croissance durable, inclusive et transparente.
Rodrigue Cofye
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de abidjaneconomie.net même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.


