Nouveau cap pour le cacao : l’accord 2026 vise un revenu vital pour les producteurs  

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Le point d’orgue de la séance plénière a été la présentation officielle du Nouvel Accord International sur le Cacao 2026 par Michel Arron, Directeur Exécutif de l’ICCO (Organisation internationale du cacao). Ce texte, ouvert à la signature des États présents lors de la conférence, introduit plusieurs innovations destinées à transformer durablement les mécanismes de gouvernement, de commerce et de durabilité autour du cacao.

L’objectif central est d’assurer un revenu vital pour les producteurs, afin de leur garantir des conditions économiques décentes et une vie digne. Le concept de « prix rémunérateurs » comme levier pour atteindre cet objectif, en liant les revenus paysans à des repères plus stables et équitables tout au long de la chaîne de valeur. Une redéfinition du cacao fin, afin de mieux distinguer les produits haut de gamme et les filières spécifiques du secteur.

La place de l’ICC O et les avantages de la coopération

Depuis sa création, l’ICCO s’impose comme le cadre de référence pour la gouvernance du cacao à l’échelle mondiale. Au cœur de ce nouvel élan, l’organisation promet un renforcement du dialogue entre les groupes de producteurs et de consommateurs, mais aussi un dialogue élargi avec le secteur privé, les régulateurs et les gouvernements. L’accès à des données statistiques, des analyses économiques et des projections du secrétariat de l’ICCO est mis en avant comme un pilier pour éclairer les décisions politiques et commerciales.

Pour les producteurs, le cadre “revenu vital” et le mécanisme des « prix rémunérateurs » promettent une meilleure stabilité économique, des revenus plus prévisibles et une réduction des risques liés à la volatilité des cours. Les consommateurs, de leur côté, bénéficieraient d’un approvisionnement plus durable et transparent, avec des incitations à soutenir des pratiques agricoles responsables et des filières de qualité.

Dans les prochains mois, les États participant à la conférence seront appelés à finaliser les textes, à signer et, le cas échéant, à ratifier l’accord pour qu’il entre réellement en vigueur. L’absence de date d’expiration et le caractère ouvert du traité visent à favoriser une coopération continue et adaptative, répondant aux défis émergents du secteur : durabilité climatique, conditions de travail, modernisation des chaînes logistiques et renforcement des petites exploitations.

La conférence a conclu en appelant l’ensemble des pays producteurs et consommateurs de cacao à rejoindre l’ICCO et à s’impliquer activement dans ce processus de transformation. En s’appuyant sur les données et les analyses fournies par le Secrétariat et en cultivant un dialogue de haut niveau, les parties prenantes espèrent faire progresser une économie du cacao plus juste, plus résiliente et plus prospère pour l’ensemble de la chaîne.

Aicha Mamabassou Koné