Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le financement de la filière rizicole ivoirienne. La Banque Nationale d’Investissement (BNI) et le Projet de Développement des Chaînes de Valeur Vivrières(PDC2V) ont signé, le jeudi 18 juin 2026, une convention portant sur une enveloppe de 5 milliards FCFA destinée au financement des acteurs de la chaîne de valeur rizicole.
La cérémonie s’est déroulée au cabinet du ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, également coordonnateur du PDC2V, en présence des principaux acteurs du secteur agricole et financier.
Présentant les enjeux de cette convention, les organisateurs ont rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR 2020-2030) et du Projet de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles, financé par la Banque mondiale et le Gouvernement ivoirien. L’objectif de ce fonds d’amorçage de la filière riz est de mettre en place un mécanisme durable de financement des producteurs, transformateurs et autres opérateurs de la filière.
Selon les responsables du projet, ce fonds permettra de financer les besoins prioritaires liés à la production, à la transformation et aux investissements structurants du secteur rizicole, tout en contribuant à l’amélioration de la gouvernance et de la performance de la filière.
Dans son intervention, le Directeur général de la BNI, Youssouf Fadiga, a salué « une étape importante dans l’engagement collectif en faveur de la transformation durable du secteur agricole ivoirien ». Il a réaffirmé la volonté de son institution de mettre son expertise financière et sa capacité d’innovation au service de la réussite du PDC2V.
« Cette convention n’est pas une simple formalité administrative. Elle constitue un instrument concret au service de la modernisation de la filière rizicole, de l’amélioration de la productivité agricole et du renforcement de la souveraineté alimentaire de notre pays », a-t-il déclaré.
Le Directeur général de la banque d’investissement a également rendu hommage au Gouvernement ivoirien et à la Banque mondiale pour leur engagement en faveur du développement agricole, tout en saluant le travail des équipes techniques du ministère, du PDC2V, de l’ADERIZ et de la BNI qui ont permis l’aboutissement du partenariat.

Pour sa part, le ministre délégué chargé des Productions vivrières et coordonnateur du PDC2V, Bernard Kini Comoé, a souligné le caractère stratégique du riz pour la sécurité alimentaire nationale. Il a rappelé que la croissance démographique et l’augmentation de la consommation rendent indispensable le renforcement de la production locale.
« Ce fonds n’est pas un mécanisme ordinaire. Il est, en réalité, un véritable outil de souveraineté. Il est conçu pour renforcer les capacités nationales de production, améliorer la transformation locale et réduire progressivement notre dépendance aux importations », a-t-il affirmé.
Le ministre a estimé que cette convention marque un changement de paradigme dans l’accompagnement des producteurs, des coopératives et des PME agricoles confrontés aux difficultés d’accès au financement.
À travers ce partenariat, les autorités ivoiriennes ambitionnent de renforcer la compétitivité de la filière rizicole, d’accroître la disponibilité du riz ivoirien sur le marché national et de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire.
La cérémonie a enregistré la présence d’El Hadj Adama Touré, Directeur sectoriel du département Agriculture à la Banque mondiale, ainsi que de Mahamane Ouattara, coordonnateur adjoint du PDC2V, témoignant de l’importance accordée à cette initiative par les partenaires techniques et financiers.
Avec cette enveloppe de 5 milliards FCFA, le Gouvernement, la Banque mondiale et la BNI entendent offrir aux acteurs de la filière rizicole les moyens nécessaires pour accroître durablement la production nationale et renforcer la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.
Aimé Kouassi
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